I Will Always Love You





♫♪♫



Quand je suis tombé amoureux de Louis j'ai voulu lui offrir l'univers. Lui donner les plus belles choses de la vie, lui faire visiter le monde entier, le couvrir de cadeaux. Je voulais le sauver même si au fond il n'avait pas besoin d'être sauvé. Je voulais le meilleur pour lui, je voulais lui donner tout ce qu'il méritait de recevoir.


Mais tout le monde le sait, les rêves ne sont que des rêves, des espoirs impossibles à réaliser. Si vous pensez que j'ai tord alors dîtes moi pourquoi le synonyme de "rêve" n'est pas le mot "projet" ? Un projet se réalise, un rêve s'espère, se souhaite, mais n'arrive jamais.


J'aime la vie que je mène avec Louis. Elle est différente de tout ce que j'avais espéré pour nous mais je l'aime parce que je la partage avec lui. Pas d'hôtels, pas de voyages à travers le monde, pas toutes ces choses dont on avait rêvé ensemble. Seulement un petit, pour ne pas dire minable, studio d'une seule et unique pièce dans le cœur de Londres.


En tombant amoureux de moi, il a tout perdu. Sa famille l'a rejeté parce qu'il aimait un garçon, il a arrêté ses études. Il a tout abandonné, il a tout laissé derrière lui là bas à Doncaster pour partir avec moi. Je m'en veux souvent, je n'ai jamais voulu qu'il perde sa famille à cause de moi, pourtant au fond de moi je n'ai jamais pu m'empêcher de penser qu'ils ne méritaient pas Louis. Qu'il valait mieux qu'eux parce qu'ils n'ont jamais su le comprendre. Il m'a toujours fait penser à un oiseau enfermé dans une cage bien trop petite pour lui. Un oiseau prisonnier que j'ai voulu libérer. Je voulais qu'il s'envole avec moi. Je voulais voler avec lui mais par moment j'ai l'impression de lui avoir brisé les ailes en l'enfermant dans cette vie qui ne le mérite pas non plus.


Il avait de grands projets pour son avenir, de grandes études l'attendaient devant lui et à cause de moi maintenant il enchaine les petits boulots qui n'ont pas de sens. Depuis trois ans. Depuis trois ans notre vie se résume à ça. Travailler là où l'on trouve du travail afin de pouvoir payer notre loyer et vivre.


Je sais qu'il aime la vie qu'on mène. Il me le répète sans cesse et même sans mots je le vois. Son rire quand on dévale les escaliers de secours pour éviter le propriétaire qui frappe à notre porte chaque mois à cause de nos retards dans les paiements. Ses yeux qui brillent d'excitation, d'angoisse et d'adrénaline quand on quitte les plus beaux restaurants de Londres sans payer. Son sourire quand il me tient la main dans la rue, la fierté dans son regard de ne plus avoir à se cacher, de ne plus avoir à avoir honte de lui et de son amour pour moi. Son cœur qui bat contre le mien le soir quand il s'endort dans mes bras sur notre vieux matelas posé à même le sol.


Je crois que Louis aime notre vie pour la même raison que moi, parce qu'on la vit ensemble. Parce qu'il m'aime mais aussi parce qu'il est libre d'être lui même avec moi. Alors parfois quand je m'en veux de ne pas pouvoir lui donner tout ce que je m'étais promis de lui donner je pense à cette liberté qu'il n'aurait peut être jamais connu sans moi.


Il aime mes blagues même si il ne l'admettra jamais. Quand je lui en fais il a ce petit sourire au coin des lèvres, celui qu'il fait quand il se retient de rire. Il aime les cendriers remplis de mégots qui trainent au milieu des livres et des bouteilles d'alcool vides à coté de notre lit. Il aime passer des heures entières à me regarder écrire le soir. C'est pour ça qu'il travaille autant, pour que moi je n'ai pas le faire. Il ne veut pas que je travaille à plein temps dans ce bar, alors que lui travaille tous les midis et tous les soirs dans ce restaurant. Il n'est pas mal là bas mais c'est épuisant. Il se sacrifie pour moi. Louis croit en moi, il croit en moi comme personne ne l'a jamais fait avant. J'écris pour lui.


Je crois qu'il est là son rêve à lui, me voir réussir.


Il est presque une heure du matin quand j'entends ses pas dans le couloir, je reconnaitrais sa démarche même au milieu d'une foule de gens, elle n'appartient qu'à lui. Quand il passe la porte je ne peux m'empêcher de sourire en voyant qu'il est mouillé, quand j'ai vu qu'il pleuvait ce soir à travers la fenêtre je savais déjà qu'il le serait, il ne prend jamais de parapluie avec lui, il dit que ça l'encombre.


"N'allume pas la lumière."


En attendant ma voix, il recule sa main de l'interrupteur et se tourne vers moi avant de regarder autour de lui. Il regarde les bougies allumées qui éclairement faiblement notre appartement. Il y en a partout, une centaine. Même dans la pénombre je peux voir ses yeux briller.


"Harry qu'es...
-Shhht..."


Je m'avance vers lui et retire doucement son sac de son épaule pour le poser au sol avant de lui enlever son manteau trempé.


"Tu vas attraper froid.."


Je caresse tendrement sa joue, ses cernes me font mal au cœur pourtant elles rendent ses yeux bleus encore plus magnifiques.


"C'est quoi tout ça ? C'est quoi toutes ces bougies ?


Il se blotti contre moi, cherchant ma chaleur, je le serre dans mes bras en embrassant son front.


"Une surprise."


Il relève les yeux vers moi, intrigué, et comme à chaque fois je me perds dans son regard. Je pensais qu'avec le temps je perdrais cette passion du début que je ressentais pour lui mais j'avais tord. Je l'aime chaque jour un peu plus et j'ai l'impression que c'est sans fin. J'ai l'impression que quoi je fasse, quoi qu'il fasse, mon amour pour lui ne pourra jamais cesser de grandir.


"Je t'aime tellement."


J'ai murmuré ses mots contre ses lèvres. Il a l'habitude de les entendre, je l'aime. Je l'aime tellement que je pourrais passer ma vie entière à le lui dire. Lui répéter pendant une éternité pour être certain qu'il ne l'oublie jamais.


"Moi aussi mais..."


Je pose doucement un doigt sur ses lèvres.


"Pas de mais s'il te plait..."


Je ne veux pas seulement lui dire que je l'aime, je veux le lui montrer. Je veux lui faire comprendre à quel point il compte pour moi. À quel point il représente tout pour moi. Il est mon univers et j'ai besoin qu'il le sache.


"Laisse moi t'aimer."


Je sais qu'il est épuisé pourtant il m'embrasse le premier toujours avec cette même douceur. En trois ans de relation on n'a jamais été capable de s'embrasser sauvagement, en trois ans de relation on n'a jamais su être brusque. On a adoucit la passion dans la tendresse.


Quand sa langue rencontre la mienne mon corps frissonne en même temps que mon cœur. Il passe ses bras autour de mon cou, je le soulève avant de le déposer avec douceur sur notre matelas comme si j'avais peur de le briser. Mes yeux ne quittent pas les siens alors que je suis allongé sur lui. Ses vêtements mouillent les draps mais cela n'a pas d'importance, bientôt il n'en portera plus. Les tissus tombent au sol les uns après les autres au milieu des bougies, les siens, les miens. Son corps nu étendu sous moi, son reflet qui danse sur les murs à la lueur des flemmes, tout me brûle de l'intérieur. J'aime ses formes et leur douceur, j'aime chaque centimètre, chaque parcelle, de sa peau. J'aime son odeur et ses caresses, j'aime son nombril sensible aux miennes. J'aime chacun de ses points faibles qui me font me sentir plus fort. Qui me font me sentir unique et au dessus des autres parce que je suis le seul à les connaitre.


J'aime lui faire l'amour comme un musicien aime jouer de la musique. J'aime l'aimer de cette façon là comme un écrivain aime écrire. J'ai besoin de sentir son corps contre le mien, j'ai besoin de ne faire qu'un avec lui comme un être humain a besoin de respirer. Il est mon oxygène, l'air qui rempli mes poumons et le sang qui fait battre mon cœur. Il est ma vie depuis trois ans et je tremble sous chacun de ses soupirs.


Je tremble face à ses jambes qui entourent ma taille. Je tremble face à ses mains qui s'accrochent à moi. Je tremble face à ses gémissements contre mes lèvres. Je tremble face à sa peau contre la mienne. Je tremble face à lui comme si je lui faisais l'amour pour la première fois. Quand il murmure mon prénom entre deux souffles j'ai le sentiment d'être la personne la plus importante du monde. De son monde. Je veux l'être, j'ai besoin de l'être, j'ai besoin d'être son monde comme il est le mien. Ce n'est plus uniquement son ombre qui danse sur les murs, ce sont les nôtres. Elles dansent ensembles comme si elles avaient été crées pour être réunies. Comme si nous avions été crée pour unis. Je le crois. Je sais au fond de moi que Louis est mon âme sœur, et si les âmes sœurs n'existent pas alors il est la moitié de mon cœur car sans lui il ne battrait plus.


"Je veux te laisser m'aimer encore et encore."


Ce sont les seuls mots qu'il me murmure, nos corps nus, enlacés et encore tremblants au milieu des draps. Je relève les yeux vers lui, la sueur a remplacé la pluie sur sa peau. L'apaisement a remplacé la fatigue sur son visage.



_ À ce moment là j'ignorais encore que des larmes allaient renforcer l'amour dans son regard. Sans m'éloigner de lui je me suis penché pour attraper une lettre que j'avais caché sous le matelas et je lui ai tendu. Mon cœur battait dans ma poitrine, il battait tellement fort que j'avais l'impression qu'il allait exploser.


Quand il a fini de lire il a lentement relever les yeux vers moi, les mots ayant du mal à franchir la barrière ses lèvres.


"Harry c'est... C'est vraiment ce que je crois...
- C'est grâce toi."


Une lettre, une simple lettre, un bout de papier qui allait changer notre vie à jamais. Une maison d'édition, une adaptation cinématographique de mon premier roman. Sans lui je n'aurais jamais réussi, sans lui rien n'aurait été possible. Il a cru en moi, il ne m'a jamais abandonner à grâce à lui je vais enfin pouvoir lui offrir la vie qu'il mérite.


En réalité c'est lui qui se l'est offert seul car il est mon inspiration. Mes doigts qui tapent sur mon clavier ne sont que le reflet de l'amour que j'ai pour lui. Il me suffit de l'aimer pour écrire.


J'avais tord pour les rêves. Ils ne sont peut être pas synonymes de projets mais si on n'y croit de toutes nos forces ils peuvent se réaliser. Parce que même si le dictionnaire ne le dit pas, les rêves sont synonymes d'espoir.

Louis a cru en moi. Il était mon rêve dès la première seconde où mes yeux se sont posés sur lui. Son amour était l'espoir d'être aimé en retour.


Et nos projets seront de rêver d'espoir encore et encore. D'aller encore plus loin.
De ne jamais s'arrêter.


Ne jamais s'arrêter d'être ensemble.
Ne jamais s'arrêter de s'aimer.
Ne jamais s'arrêter de rêver.
Ne jamais s'arrêter de vivre.



Fin.



Ne cesse jamais de rêver et je ne cesserais jamais d'écrire.
Tu es mon poète.

I will always love you.

Publié le 7/10/2014
Commenter











Une lectrice, posté le 2014-11-28 23:59:33

Ah d'acord , je n'avais pas compris <3 merci de me l'avoir dis . <3
Degradation, posté le 2014-11-27 23:07:21Reponce à june

Hey <3 Il n'y aucun rapport avec l'histoire précédente. Ce sont des OS, des minies histoires différentes sur chaque pages <3
june &lt;3333, posté le 2014-11-27 23:07:21

Nfaite il y a jisy un truc que je ne comprend pas, c'est que je ne vois pas le rapport en le chapitre d'avant et celui la j'espère que tu va me le dire s'il te plait. Sinon j'adore c'est trop bien écrit comme toujours <3
Une lectrice, posté le 2014-10-11 14:05:37

c'est magnifique
Une lectrice, posté le 2014-10-11 01:31:02

J'adore vraiment toutes tes histoires. Je te suis depuis longtemps pis sérieusement je ne me suis jamais lasser de lire tes histoires.